
Après sa défaite face à Emmanuel Grégoire aux élections municipales à Paris, Rachida Dati va prendre la tête d’un nouveau groupe de 32 élus au conseil de Paris, baptisé « Paris liberté ! », a annoncé vendredi le groupe – auparavant nommé « Changer Paris » – dans un communiqué.
« Nous avons un projet commun, nous allons incarner une opposition responsable au service des Parisiens », expose Rachida Dati. Paris liberté ! devient le premier groupe au sein de l’opposition de droite au Conseil de Paris, qui a vu son nombre d’élus passer à 51, contre 65 en 2020, sur les 163 élus de l’assemblée de la capitale.
La maire réélue du 7e arrondissement coprésidera Paris liberté ! au côté de Grégory Canal, conseiller de Paris et chef de cabinet du garde des sceaux, Gérald Darmanin.
Le Conseil de Paris se réunit dimanche
Le groupe comprend des élus LR, centristes et indépendants, dont le député (Paris, Renaissance) Sylvain Maillard et le ministre Benjamin Haddad, encarté chez Renaissance. Ces derniers se sont ralliés à Rachida Dati, malgré le choix du parti de Gabriel Attal de soutenir la candidature de Pierre-Yves Bournazel, le candidat à la mairie d’Horizons et de Renaissance.
Les élus de la liste de M. Bournazel, qui avait fusionné au second tour avec celle de Rachida Dati, ont constitué leur propre groupe d’opposition de 11 conseillers. Son nom – Paris apaisé – reprend le slogan de campagne de Pierre-Yves Bournazel, qui s’est personnellement retiré de la course, et que Rachida Dati a accusé de « trahison » pour l’avoir décidé au dernier moment « sans prévenir personne ». Dans un entretien au Nouvel Obs daté de jeudi 26 mars, il avait, de son côté, déclaré que « Rachida Dati n’était pas une solution, mais un problème ».
Le Conseil de Paris se réunit dimanche pour élire Emmanuel Grégoire, à la tête d’une liste d’union de la gauche hors LFI, qui a remporté la mairie haut la main dimanche, avec 50,52 % des voix, neuf points devant sa rivale. La nouvelle majorité en sort renforcée, avec 103 conseillers de Paris contre 93 sous la mandature d’Anne Hidalgo.

