Plus un seul débat télévisé sans que le sujet soit abordé : en quelques semaines, la qualité de l’eau potable s’est imposée comme un des thèmes majeurs de la campagne électorale au Danemark, avant les législatives du 24 mars. Les discussions portent sur la mise en place de zones d’exclusion de traitement aux pesticides. Certains partis vont même jusqu’à mettre en cause les excès de l’élevage porcin intensif, pierre angulaire de l’agriculture danoise.
Si la lutte contre la pollution de l’eau potable s’est retrouvée propulsée tout en haut de l’agenda politique, c’est en raison d’un rapport publié mi-janvier par le ministère de l’environnement. « Il montre que nous n’avons presque rien fait depuis près de trente ans pour garantir la mise en place de zones de protection des eaux souterraines », résume Lise Lotte Toft, directrice de Danske Vandvaerker, l’Association danoise des services des eaux.
En 1998, le gouvernement avait identifié 630 000 hectares de terres devant être protégés contre les nitrates et les pesticides. Or seulement 1,5 % de la zone a effectivement fait l’objet de mesures de préservation. Lise Lotte Toft y voit l’échec de la méthode retenue, « basée sur des accords volontaires entre les agriculteurs et les municipalités ».
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