Le trompettiste Romain Leleu et le pianiste Julien Gernay, en août 2023.

Comme la plupart des événements artistiques qui se déroulent, l’été, dans une zone viticole, les Musicales en côte chalonnaise ont pour habitude de proposer une dégustation à l’issue des concerts. Cette année, la manifestation, qui dure jusqu’au dimanche 31 août, traverse les vignobles en faisant halte dans les églises. Jeudi 28 août, celle de Saint-Boil (Saône-et-Loire) accueillait le trompettiste Romain Leleu, qui assure la direction artistique du festival depuis 2018. Physique de catcheur, mais visage poupon, le musicien de 41 ans ne tarde pas à démontrer que la trompette demeure pour lui un jeu d’enfant.

Accompagné au piano par le Belge Julien Gernay, Romain Leleu commence son récital par un morceau de concours de Théo Charlier (1868-1944). Si le maniement des pistons évoque la dextérité d’un prestidigitateur, la projection du son est encore plus impressionnante. Romain Leleu ne recherche pas l’éclat à tout prix, mais le son, velouté, qui reste longtemps dans l’oreille.

Changement d’instrument (trompette en si bémol puis en ut), d’univers, plus suggestif que démonstratif, et surtout de qualité d’écriture avec Légende (1906), de George Enesco, magistralement interprété. Cakewalk, extrait de Children’s Corner (1908), de Claude Debussy, fait ensuite passer le soliste de la marche de petit soldat au défilé de clown.

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