
Le verbe est clair, les convictions sont tranchées, et le charisme est réel. Kimi Onoda s’impose comme une nouvelle égérie des conservateurs nippons. Métisse nippo-américaine, sénatrice et ministre de la sécurité économique, Mme Onoda enchaîne les apparitions à Tochigi (nord-est), Tokyo ou encore Okayama (ouest), au côté des candidats du Parti libéral démocrate (PLD, au pouvoir), en lice pour les législatives du 8 février. Ils s’arrachent sa popularité et goûtent ses discours qui claquent : « Face aux critiques faciles et aux promesses irréalistes de l’opposition, nous proposons du concret : protection des emplois, renforcement des frontières, soutien aux familles, innovation. Le Japon ne peut pas reculer. Le 8 février, choisissons un Japon qui reste le Japon », martèle la ministre grande et droite, toujours vêtue d’un impeccable costume noir, les cheveux tirés en queue-de-cheval.
Son nationalisme fervent, sa sévérité envers les étrangers et son goût pour les jeux vidéo plaisent dans un Japon inquiet des tensions internationales et touché par le populisme. Certains la voient déjà à la tête du gouvernement.
Il vous reste 80.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

