Dans l’astrologie chinoise, l’année du cheval de feu est synonyme de dynamisme. Pour le tourisme japonais, elle commence sous le signe de la morosité. Affecté par les tensions entre Tokyo et Pékin, le nombre de visiteurs chinois, jusque-là premier contingent des touristes dans l’Archipel (9 millions d’entre eux ont visité le pays en 2025), s’effondre. Le site de réservation Tripla a constaté 53,6 % d’annulation des réservations de clients chinois dans les hôtels du Japon pendant les vacances du Nouvel An lunaire, à la mi-février. Le site britannique spécialisé dans le secteur aérien Cirium signalait, pour la même période, une diminution de 31 % des vols entre le Japon et la Chine, par rapport à 2025.
La crise a éclaté en novembre 2025 quand la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a parlé d’une « menace existentielle » pour le Japon si une crise éclatait à Taïwan. La formulation laisse entendre que l’Archipel pourrait intervenir militairement en cas de guerre. Pékin l’a mal pris et a exhorté ses citoyens à éviter de se rendre au Japon. L’avis aux voyageurs émis a incité les compagnies aériennes chinoises à proposer des annulations gratuites et à réduire le nombre de vols. Les agences de voyages ont cessé de proposer des circuits dans l’Archipel.
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