Six jours après le début de la guerre lancée samedi 28 février, contre l’Iran, par Israël et les Etats-Unis, qui s’est étendue aux pays du Golfe et au Liban, le bilan humain apparaît, à ce stade, très différent d’un côté et de l’autre des fronts militaires. Même si l’embrasement concerne toute la région, les pays impliqués directement ou indirectement ne sont pas touchés de la même façon. Israël et les Etats du Golfe ont certes dû faire face à plusieurs centaines de missiles et de drones lancés par l’Iran, mais n’ont connu qu’un nombre assez réduit de morts. Les bilans apparaissent nettement plus élevés côté iranien et libanais sous le feu continu de bombardements.
La République islamique n’a pour le moment donné aucun chiffre officiel. Le Croissant-Rouge iranien évoque un bilan provisoire de 1 250 morts, selon l’Agence France-Presse et Reuters. Le chiffre pourrait toutefois être nettement plus élevé en intégrant les militaires visés directement par les frappes. Les Etats-Unis et Israël ont en effet multiplié les vagues d’avions de chasse ou des tirs de navires militaires. Plus de 6 000 munitions, par exemple, avaient été tirées jeudi soir au cours de bombardements par l’armée israélienne. Une frappe commise le premier jour a provoqué la mort de 175 personnes, dont beaucoup d’enfants à Minab (sud du pays). Selon le New York Times, le tir a probablement été commis par l’armée américaine qui aurait visé un centre des gardiens de la révolution situé à proximité. Un navire iranien a également été coulé par un destroyer américain au large du Sri Lanka, provoquant la mort de dizaines de marins.
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