Balendra Shah, dit « Balen », a triomphalement emporté les élections législatives au Népal, six mois après la révolte de la « gen Z ». Le parti qu’il a rejoint, le Rastriya Swatantra Party (RSP, Parti national indépendant, centriste), au symbole de la cloche, devançait très largement ses concurrents, samedi 7 mars au matin, lors de la phase finale du décompte des voix. « La cloche résonne dans tout le Népal, des villes aux districts les plus reculés des montagnes et des plaines », écrit le Nepali Times.
Le message est clair : les Népalais ont voté contre les trois partis qui se sont relayés au pouvoir depuis trois décennies, démontrant leur incapacité à œuvrer pour l’intérêt national, à créer des emplois et à développer le pays. Le RSP, créé en 2022 par un ancien présentateur de TV, Rabi Lamichhane, contre l’establishment devient la première force du pays, galvanisé par Balendra Shah.
A 35 ans, le maire de Katmandou va prendre les rênes du pays. Il faudra encore patienter pour savoir s’il pourra gouverner avec une majorité qualifiée pour mener à bien des réformes. Le système électoral est mâtiné d’un scrutin majoritaire et proportionnel. Samedi 7 mars, au deuxième jour du dépouillement, les résultats définitifs n’étaient connus que pour 41 des 165 circonscriptions. Néanmoins, le RSP de Balendra Shah en a remporté 41 et menait dans 80 autres, d’après la commission électorale, le Congrès népalais en a gagné six et le parti marxiste de l’ancien premier ministre Khadga Prasad (KP) Sharma Oli seulement deux. Deux autres candidats ont chacun remporté une circonscription.
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