Des partisans des houthistes lors d’un rassemblement contre Israël, à Sanaa, au Yémen, le 29 août 2025.

Les rebelles houthistes au Yémen ont annoncé, samedi 30 août, la mort de leur premier ministre dans des frappes israéliennes sur Sanaa. Il s’agit du plus haut responsable connu tué dans de tels raids depuis le début de la guerre à Gaza. « Plusieurs ministres » ont également été tués dans ces frappes menées jeudi qui ont ciblé « une réunion du gouvernement », selon un communiqué de la « présidence » des houthistes cité par leur chaîne de télévision Al-Massirah.

Israël mène depuis des mois des frappes contre des cibles des houthistes au Yémen, en riposte aux tirs de missiles et de drones des rebelles contre le territoire israélien, la plupart interceptés par l’armée. Soutenus par l’Iran, ennemi juré d’Israël, les houthistes affirment lancer ces attaques en « solidarité » avec les Palestiniens de la bande de Gaza, en proie à la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023.

« Nous annonçons le martyre du combattant Ahmad Ghaleb Al-Rahawi, le chef du gouvernement, avec plusieurs de ses ministres, dans l’agression menée jeudi par l’ennemi israélien alors qu’ils étaient en réunion à Sanaa », a détaillé le communiqué des houthistes. Selon le texte, « plusieurs de leurs collègues ont été blessés, certains grièvement ».

Lire les explications (en 2023) | Qui sont les rebelles houthistes du Yémen ?

Dans un communiqué distinct, les houthistes ont annoncé la nomination de Mohammed Ahmad Mouftah comme « premier ministre par intérim » pour succéder à Ahmad Ghaleb Al-Rahawi, qui avait été nommé en août 2024.

Les rebelles yéménites contrôlent de vastes pans du pays en guerre depuis 2014, dont la capitale, Sanaa, où ils ont installé leurs institutions politiques. Le pouvoir yéménite internationalement reconnu, chassé de Sanaa, a son siège à Aden, la grande ville du Sud.

Mercredi, les houthistes ont revendiqué un tir de missile contre Israël, qui a été intercepté selon l’armée israélienne, quelques jours après des raids aériens israéliens, dimanche, contre le palais présidentiel et un site de stockage de carburant à Sanaa qui avaient fait dix morts, selon les insurgés.

« Celui qui nous attaque, nous l’attaquons »

Après ces raids, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait prévenu que « le régime terroriste houthiste paiera un prix très élevé pour son agression contre l’Etat d’Israël ». « Celui qui nous attaque, nous l’attaquons. Celui qui prévoit de nous attaquer, nous l’attaquons. Je pense que toute la région apprend à connaître la puissance et la détermination de l’Etat d’Israël », avait-il dit.

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Outre les attaques en direction du territoire israélien, les rebelles houthistes ont repris en juillet, après une pause de plusieurs mois, leurs attaques au large du Yémen, en mer Rouge ou dans le golfe d’Aden, contre les navires qu’ils accusent de liens avec Israël. En mai, ils avaient conclu une trêve avec les Etats-Unis ayant mis fin à des mois de bombardements américains au Yémen en échange de l’arrêt des attaques contre les navires dans cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial.

Le Monde avec AFP

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