Le ministre délégué chargé de la fonction publique David Amiel, au ministère du travail à Paris, le 4 novembre 2025.

C’est la réponse du gouvernement à une injonction du Conseil d’Etat et elle promet de susciter de vifs débats avec les syndicats. Le ministère de la fonction publique présentera, mardi 27 janvier, ses pistes de réforme concernant le régime des autorisations spéciales d’absence, rémunérées, dont peuvent bénéficier les agents publics au titre de la parentalité et d’événements familiaux. Ces mesures, dont Le Monde a eu connaissance, doivent alimenter un décret attendu depuis plus de six ans. Le 10 décembre 2025, le Conseil d’Etat a effectivement enjoint à l’exécutif de prendre un tel texte dans un délai de six mois, conformément à la loi de transformation de la fonction publique de 2019.

Cette loi avait renvoyé à un décret le soin de fixer la liste de ces autorisations d’absence autour d’un référentiel commun. Le législateur souhaitait alors remédier aux pratiques hétérogènes des administrations, l’octroi de ces autorisations étant en grande partie laissé à leur discrétion. Pour expliquer son retard dans la publication de ce décret, l’Etat a invoqué la nécessité d’un « dialogue approfondi » avec les syndicats mais aussi la crise du Covid-19 et ses impacts sur le déroulé des discussions. Des arguments insuffisants pour le Palais-Royal.

Il vous reste 75.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version