Philippe Tabarot a plaidé ce vendredi 4 avril pour la reprise des travaux de l’autoroute A69.
Le chantier est à l’arrêt entre Toulouse et Castres depuis une décision de justice en février.

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Entre Toulouse et Castres, la future autoroute A69 mise à l’arrêt par la justice

La prochaine décision de justice n’est pas attendue avant un mois mais le ministre des Transports continue de se prononcer en faveur de l’autoroute A69. Philippe Tabarot s’est rendu ce vendredi 4 avril près de Castres (Tarn), à l’endroit même où le chantier est à l’arrêt depuis une décision de la justice administrative en février. Il y a réaffirmé son engagement pour que la construction de cet axe routier très contesté puisse reprendre.

J’espère de tout cœur que tout cela pourra rentrer dans l’ordre

Philippe Tabarot, ministre des Transports

« Je pense qu’il faut aller au bout de ce projet, je suis déterminé à ce qu’on puisse le mener à bien et j’espère que la justice nous donnera raison parce que je pense qu’on a raison », a déclaré le ministre, en compagnie d’élus locaux et de responsables de l’autoroute, sur un viaduc du chantier aux abords de Castres, ville d’arrivée de ce qui doit être la future A69 la reliant à Toulouse. 

L’État a annoncé le 24 mars avoir fait appel du jugement du 27 février du tribunal administratif de Toulouse ayant arrêté les travaux, tout en joignant une demande complémentaire de sursis à exécution. Cet outil procédural doit permettre, si la cour d’appel administrative y fait droit, de suspendre les effets du jugement du tribunal et donc de reprendre les travaux. L’examen formel de cette demande de sursis à exécution pourrait intervenir après la mi-mai.

Dans son jugement du 27 février, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’autorisation environnementale délivrée par l’État, estimant qu’il n’y avait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les atteintes à l’environnement occasionnées par le chantier.

« J’espère de tout cœur que tout cela pourra rentrer dans l’ordre et que sur d’autres projets sur l’ensemble du territoire national, les choses pourront se faire en prenant en compte la question environnementale mais en n’oubliant pas que notre pays a aussi besoin de mobilité et de développement économique pour ses habitants », a ajouté le ministre. 

Ce dernier a qualifié de « désolant » le « coup dur pour l’économie locale » que représente l’arrêt des travaux. « Si j’ai bon espoir que la cour administrative de Toulouse puisse prononcer un sursis à exécution, il est évident que le chantier ne pourra pas redémarrer du jour au lendemain », a tempéré Philippe Tabarot.

Zoe SAMIN avec AFP

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