
De tous les accomplissements économiques dont Donald Trump s’attribue les mérites, la baisse du pétrole et du prix à la pompe était certainement celui qui nécessitait le moins d’exagérations… jusqu’à ce week-end du 28 février. L’attaque coordonnée entre les Etats-Unis et Israël contre l’Iran a balayé en quelques jours les efforts du président républicain depuis son retour au pouvoir pour ramener le baril vers les 50 dollars (43 euros). L’enjeu politique est majeur : il s’agit là du principal levier dont il dispose pour faire diminuer l’inflation persistante aux Etats-Unis, premier sujet de préoccupation des électeurs américains, et de loin.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), la référence américaine, a franchi la barre des 80 dollars jeudi, avant de redescendre autour de 79 dollars. Le brent, son équivalent en Europe, s’échangeait à 84 dollars. On est loin de la mi-décembre, quand le WTI était descendu à 55 dollars. L’effet sur les prix à la pompe a été quasiment immédiat. Selon l’American Automobile Association, le coût de l’essence a augmenté en moyenne de 27 cents par gallon depuis lundi. L’addition est encore plus salée dans certains Etats comme la Louisiane (près de 40 cents supplémentaires), la Géorgie (36 cents) ou l’Iowa (35 cents), qui ont tous voté Trump en 2024. Quant au diesel, très utilisé dans les transports et la production d’électricité, il a augmenté de 40 cents par gallon.
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