Prototype de mur frontalier présenté par Fisher Sand & Gravel, à San Diego (Californie), le 26 octobre 2017.

L’ICE était censée être le bras armé de Donald Trump. Mais la désormais célèbre police fédérale de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement) aux Etats-Unis est en train de devenir un handicap politique aussi bien qu’un casse-tête budgétaire pour la Maison Blanche. Les élus démocrates menacent de provoquer un nouveau shutdown, le blocage de l’Etat fédéral, à partir de vendredi soir, si les méthodes controversées de l’agence ne sont pas sérieusement révisées, alors que deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués en janvier lors d’opérations anti-immigration à Minneapolis (Minnesota). L’opposition demande notamment que les agents fédéraux, qui opèrent masqués, soient identifiables, qu’ils ne procèdent pas à des contrôles au faciès, qu’ils cessent les perquisitions sans mandat judiciaire, et qu’ils respectent les procédures dans l’usage de la force.

Derrière l’ICE, sont aussi visés les autres services chargés du contrôle de l’immigration, comme la Customs and Border Protection (CBP, l’équivalent des douanes), dont les agents sont responsables de la mort d’une des deux personnes à Minneapolis, et dans une moindre mesure les coast guards (gardes-côtes).

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