Le  réalisateur iranien Mohammad Rasoulof et Cate Blanchett, lors du Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas), le 30 janvier 2026.

Casque et combinaison orange, visière relevée, moustache inquiète, marteau à la main, un homme fracasse rageusement un écran de télévision, tandis que la bande-son crache du heavy metal. Cette scène, extraite du court-métrage Sense of Water, donne la mesure de la colère qui habite son auteur, l’Iranien Mohammad Rasoulof.

Lire le portrait (en 2024) : Article réservé à nos abonnés Mohammad Rasoulof, cinéaste en cavale au Festival de Cannes

Il s’agit des premières images que le cinéaste de 53 ans a tournées depuis qu’il a dû quitter son pays, concomitamment à la diffusion, en mai 2024, de son film Les Graines du figuier sauvage au Festival de Cannes. Le réalisateur vit désormais en Allemagne, comme le personnage de Sense of Water – un écrivain iranien dont l’exil est troublé par son apprentissage de la langue de Goethe et par le désir, mêlé de culpabilité, qu’il éprouve pour sa traductrice.

Le film a été présenté en avant-première au Festival international du film de Rotterdam (IFFR), aux Pays-Bas, vendredi 30 janvier, dans un programme rassemblant quatre autres courts. Ils ont tous en commun d’avoir été réalisés par des cinéastes en exil. Soit, outre Rasoulof, l’Ukrainienne Maryna Er Gorbach, le Syrien Hasan Kattan, le Somalien Mo Harawe et l’Afghane Shahrbanoo Sadat. « Je saisis cette occasion pour exprimer mes condoléances et ma profonde douleur au peuple iranien », a déclaré Mohammad Rasoulof, lors de la conférence de presse, au sujet des massacres perpétrés début janvier par le régime des mollahs.

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