Angelina Jolie (Maxine Walker) dans « Coutures », d’Alice Winocour.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

A l’heure où le cinéma converge avec l’univers de la mode, où les stars posent en égéries de grandes marques, où les maisons de haute couture entrent en production (Saint Laurent, Prada), le dernier long-métrage d’Alice Winocour tombe à point nommé. On connaissait la réalisatrice pour ses drames féminins aux prises avec des milieux clos : la Salpêtrière aux temps de l’hystérie dans Augustine (2012), le centre d’entraînement d’une mère spationaute dans Proxima (2019) ou la communauté des rescapés d’attentats dans Revoir Paris (2022). Coutures infiltre maintenant le secteur prisé du vêtement de luxe, avec cet enjeu non négligeable : représenter le point de vue du cinéma sur la mode, cet autre monde de surfaces et d’images à la fois adverse et voisin.

Maxine Walker, réalisatrice américaine de films d’horreur, débarque à Paris en pleine effervescence de la fashion week, pour tourner le spot d’ouverture d’un défilé. Mais elle apprend aussitôt qu’elle doit se faire opérer d’urgence d’un cancer du sein – le personnage étant joué par Angelina Jolie, en français dans le texte, qui incarne la lutte contre la maladie après sa double mastectomie préventive. Dans son clip doit jouer Ada (Anyier Anei), une mannequin soudanaise à peine émigrée, et qui fait ses premiers pas à toute vitesse dans la profession. Autour d’elles gravite encore Angèle (Ella Rumpf), une maquilleuse sautant d’un shooting l’autre, qui aspire avec peine à écrire un scénario. Enfin, il y a Christine (Garance Marillier), petite main de la couture qui doit assembler sa robe avant le grand show.

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