
Simplifier la création d’entreprise en Europe. Les Vingt-Sept en parlent depuis longtemps, ils ont même fait quelques essais, qui se sont soldés par un échec, tant, à chaque fois, la formule adoptée était complexe. Mercredi 18 mars, la Commission européenne devait faire une nouvelle tentative en mettant sur la table sa proposition d’un « 28e régime », un statut juridique qui s’ajoutera aux régimes nationaux de chaque pays de l’Union européenne (UE), et qui permettra à son détenteur d’opérer dans les vingt-sept Etats membres sans formalité supplémentaire.
Le constat est connu. Une entreprise qui se crée aux Etats-Unis a, aujourd’hui, accès à 350 millions de consommateurs, quand, si elle naît en France, elle aura du mal à sortir de ses frontières nationales. Il lui est même bien plus facile de se développer outre-Atlantique qu’à domicile. C’est pourquoi, souligne le rapport Draghi, publié en septembre 2024, 30 % des licornes européennes – les jeunes pousses valorisées plus de 1 milliard de dollars (866 millions d’euros) – ont quitté l’UE depuis 2008, pour s’installer, le plus souvent, sur le marché américain. Les suédois Spotify, Klarna et l’allemand BioNTech sont ainsi partis se coter en Bourse aux Etats-Unis. « L’Europe crée aujourd’hui plus de start-up que les Etats-Unis, mais nous sommes devenus un formidable incubateur de futures entreprises américaines ! Et il faut changer ça ! », résume l’eurodéputé (Renaissance) Pascal Canfin.
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