
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Il y a près d’un an sortait sur les écrans français The Brutalist, ambitieux portrait d’un architecte hongrois exilé aux Etats-Unis après avoir survécu au camp de concentration de Buchenwald. Mis en scène par Brady Corbet, le film était coscénarisé par sa compagne, la comédienne et réalisatrice norvégienne Mona Fastvold. Avec Le Testament d’Ann Lee, le nouveau couple star du cinéma indépendant revient avec une proposition au moins tout aussi originale, mais en échangeant cette fois-ci leurs rôles. C’est Brady Corbet qui vient donner un coup de main à l’écriture du troisième long-métrage de Mona Fastvold (The Sleepwalker, 2014 ; The World to Come, 2020, inédits en salle en France), inspiré de l’histoire d’un petit groupe de croyants protestants du XVIIIe siècle, les shakers. Et de leur prophétesse, Ann Lee.
Le film, à la frontière des genres entre le biopic historique et le drame musical incorporant de nombreux apartés dansés et chantés, encapsule toute une vie, de la naissance à la mort. Chapitré à la manière d’un livre, Le Testament d’Ann Lee s’ouvre sur l’enfance laborieuse de la jeune fille, née en 1736 à Manchester en Angleterre, et élevée dans un contexte très puritain. De plus en plus dévote en grandissant, Ann Lee fait la rencontre des Quakers, qui attendent un second retour de Dieu sur Terre, sous la forme d’une femme, et prônent la libération du péché par la transe des corps.
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