Des milliers d’Américains ont manifesté ce samedi 5 avril, à travers les États-Unis, pour protester contre la politique du président américain.
Il s’agit de la première mobilisation d’ampleur depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
Des manifestations similaires se sont tenues à Paris, Berlin ou encore Londres.
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Le second mandat de Donald Trump
« Hands off! » (« Bas les pattes »), « Pas touche à notre démocratie », « Destituez Trump maintenant », « Trump ment, Musk espionne », « Trump est un fasciste »… Voici ce qu’on pouvait lire, ce samedi 5 avril, sur les pancartes brandies par des Américains lors de grandes manifestations contre la politique de Donald Trump et Elon Musk, qui ont eu lieu à travers les États-Unis, y compris à Washington. Il s’agit de la première mobilisation d’ampleur depuis le retour au pouvoir du républicain en janvier dernier.
« Pas touche à la Sécurité sociale »
Une série de mouvements citoyens de gauche ont appelé à manifester dans tout le pays contre ce qu’ils qualifient d’« accaparement du pouvoir » par le locataire du Bureau ovale. Un des principaux rassemblements s’est déroulé au National Mall, immense esplanade entre le Capitole et l’obélisque du Washington Monument, à quelques encablures de la Maison Blanche, dans une atmosphère bon enfant.

Des milliers de personnes y étaient rassemblées depuis la mi-journée, tenant des pancartes avec des messages comme « pas touche à la Sécurité sociale » ou « le fascisme est arrivé », ainsi que des drapeaux américains à l’envers – à l’origine un signal de détresse dans l’armée devenu un signe de protestation politique – ont constaté des journalistes de l’AFP.
Des élus démocrates s’expriment
Outre les importants contingents de retraités, en particulier de la fonction publique, affluaient de nombreux jeunes, y compris des enfants avec leurs parents. « La démocratie n’est pas à vendre », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un jeune père avec son fils dans une poussette.
Plusieurs ténors démocrates ont pris la parole lors de cette manifestation. « Aucune personne dotée d’un sens moral ne veut d’un dictateur sabotant l’économie qui connaît le prix de tout et la valeur de rien », a ainsi déclaré l’élu de la Chambre des représentants Jamie Raskin. Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, Donald Trump invoque la légitimité populaire pour justifier son interventionnisme tous azimuts, au nom d’une conception maximaliste des prérogatives de l’exécutif.
« Donald Trump et Elon Musk pensent que ce pays leur appartient. Ils prennent tout ce sur quoi ils peuvent faire main basse et mettent le monde au défi de les arrêter », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site d’un des mouvements organisateurs de la manifestation, Indivisible. Des manifestations similaires se sont tenues samedi à travers le monde, notamment à Berlin, Paris, Rome et Londres.