
C’est un thriller tellement stressant qu’il laisse le public éreinté. Un film dont la suite est programmée dès le lendemain – même lieu, même heure, même décor, même scénario fou –, mais dont seul le casting aurait changé. Voilà la sensation qu’a procurée, aux 19 000 spectateurs de l’Anterselva Biathlon Arena comme au public devant son écran de télévision, l’enchaînement des relais masculin (l’épisode 1) et féminin (l’épisode 2) des Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina, mardi 17 et mercredi 18 février.
Au lendemain d’un retour en force renversant de l’équipe de France masculine, parée d’or après un début de course cauchemardesque, l’équipe féminine, elle aussi largement distancée en fin de peloton, est parvenue à remonter, une à une, ses concurrentes, pour monter à son tour sur la plus haute marche du podium olympique.
Mercredi, Julia Simon, drapeau bleu-blanc-rouge tendu à bout de bras, a franchi la ligne d’arrivée, après avoir largement profité des acclamations du stade tant ses adversaires étaient reléguées au loin. Elle est ensuite tombée dans les bras de Camille Bened, Lou Jeanmonnot et Océane Michelon. Difficile à croire, à l’arrivée, que le début de course avait été un insoutenable suspense. Avec celle du relais mixte, remportée dès le premier jour des JO, ces deux médailles d’or en deux jours confirment la razzia des biathlètes tricolores sur les épreuves par équipes : pas une ne leur a échappé.
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