• Dans le sud du Liban, des camions et des camionnettes sont pris pour cible car Israël les soupçonne de transporter des armes du Hezbollah.
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L’axe principal pour rejoindre la ville de Tyr, dans le sud du Liban, est devenu une route à haut risque. « Dans cette zone rouge, où les habitants ont été sommés d’évacuer par Israël, elle est quasiment vide », indique Baptiste Guenais, l’envoyé spécial de TF1, dans le reportage du JT de 13H visible ci-dessus. L’armée israélienne a averti la population : elle est susceptible ici de frapper les camions civils, soupçonnés de convoyer les armes du Hezbollah. Les rares chauffeurs qui osent encore emprunter cette voie le font donc la boule au ventre. 

On ne laisse plus entrer ici les camions qui paraissent suspects.

Un vendeur sur le marché de la ville de Tyr

Pour ne pas risquer de devenir une cible pour les drones, Taïssir a retiré la bâche de son camion. On peut ainsi y voir sans ambiguïté les fruits qu’il transporte. « Bien sûr que j’ai peur, mais sans travail comment faire ? Il faut manger, il faut boire. J’ai une famille et un loyer à payer », dit-il. La région de Tyr a subi d’importants dégâts. Une grande partie des habitants de la ville a évacué. Dans cette zone sous contrôle du Hezbollah, l’équipe de TF1 est encadrée par des membres de la milice. Un homme à scooter leur désigne les personnes qu’elle peut interroger. « Ce dont on manque le plus, ce sont les produits pour bébés, le lait, les couches, ce genre de choses », souligne un habitant. 

Dans le marché des fruits et légumes de la ville, d’ordinaire saturé par les camions, les allées sont vides. Les commerçants vivent eux aussi dans la crainte d’être ciblés. « On ne laisse plus entrer ici les camions qui paraissent suspects », lâche un vendeur. Pour s’abriter des bombardements, ils dorment désormais dans leur boutique, désœuvrés. Et comme les camions arrivent du nord au compte-gouttes, il est désormais difficile de s’approvisionner. « Maintenant, les prix des fruits sont trop chers », assure un client. Pourtant, tout autour, les vergers sont chargés de fruits, mais personne n’ose plus venir les récolter. La population commence à craindre les pénuries, si la guerre venait à durer.

La rédaction de TF1info | Reportage : Baptiste GUENAIS, Pauline LORMANT et Eloise LEVEQUE

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