Différents types de viande exposés au rayon boucherie d’un supermarché à Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône), le 3 novembre 2022.

Avec plus de deux ans et demi de retard, la Stratégie nationale alimentation, nutrition et climat (Snanc) a enfin été publiée par le gouvernement, mercredi 11 février. Une publication discrète, sans guère de communication, pour une feuille de route très attendue, dont l’objectif est d’accorder les politiques publiques touchant à l’alimentation avec des impératifs de santé publique, de lutte contre la précarité et de protection de l’environnement et du climat.

La demande d’une telle stratégie remonte à la Convention citoyenne sur le climat, qui avait identifié en 2019 l’alimentation comme levier majeur de la transition et de la prévention en santé publique, et avait été reprise dans la loi Climat et résilience de 2021. Malgré son caractère non-contraignant, cette stratégie s’est révélée hautement sensible et a fait l’objet de nombreuses passes d’armes au cours des phases d’élaboration. Les représentants des filières agro-alimentaires se sont particulièrement activés pour en écarter les mesures les plus contraignantes et des débats sémantiques n’ont cessé d’agiter les cabinets ministériels impliqués.

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