
Ils sont au cœur de la tempête qui s’est abattue sur les marchés de l’or noir : le diesel et le kérosène, ces carburants indispensables au transport routier, à l’agriculture ou à l’aviation, s’envolent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Plus vite que d’autres combustibles, et souvent même que le baril de brut. En France, le prix moyen d’un litre de gazole a bondi à 2,01 euros, selon le dernier décompte de l’Union française des industries pétrolières du vendredi 13 mars. Cela correspond à une hausse de 31 centimes depuis le déclenchement du conflit, le 28 février. Le litre d’essence, n’a, lui, pris « que » 16 centimes, s’établissant en moyenne, vendredi, à 1,86 euro.
Et l’Hexagone n’est pas une exception. Aux Etats-Unis, lundi 16 mars, le prix moyen du diesel à la pompe a franchi le seuil des 5 dollars (4,30 euros) le gallon pour la deuxième fois de l’histoire. Le précédent record datait de décembre 2022, en pleine crise énergétique provoquée par la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Les carburants destinés à l’aviation atteignent, eux aussi, des sommets. Mardi, le baril de « jet fuel » s’établissait à 187 dollars – et même à plus de 212 dollars en Europe –, contre 99,40 dollars le 27 février, selon l’indice de référence Platts. Dans l’intervalle, le différentiel avec le baril de brent, référence mondiale pour le brut, est passé de moins de 30 dollars à près de 85 dollars.
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