La loi de finances pour 2026 a augmenté la fiscalité applicable aux revenus financiers. Le taux de la contribution sociale généralisée est désormais fixé à 10,6 %, portant l’ensemble des prélèvements sociaux à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant.

Plusieurs sources de revenus sont directement concernées : la location meublée, les livrets fiscalisés, les comptes courants rémunérés, sans oublier les plans d’épargne en actions (PEA). Cette enveloppe, détenue par 5,6 millions de particuliers au troisième trimestre 2025, selon les dernières données de la Banque de France, permet, au bout de cinq ans de détention, d’exonérer d’impôt sur le revenu les éventuelles plus-values réalisées.

Pour tenter de limiter les conséquences financières, il est bon de faire jouer la concurrence, et de se tourner vers des courtiers – plateformes spécialisées, banques en ligne ou traditionnelles – qui soient sobres en frais. Avant même de faire votre choix, sachez que les frais des courtiers sont plafonnés au sein d’un PEA. Depuis 2020, la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) de 2019 limite les droits de garde (un prélèvement annuel fondé sur la valeur du plan) à 0,4 %, et les frais fixes sont limités à 5 euros par ligne. Quant aux frais ponctuels liés à vos ordres, ils ne peuvent excéder 0,5 % du montant, s’ils sont réalisés en ligne.

Fortuneo, Trade Republic, XTB ou Saxo Banque

Bien des acteurs en ligne se sont positionnés sur des tarifs. Ils ne facturent aucuns frais d’ouverture, de droit de garde ou de tenue de compte. C’est le cas de Fortuneo, de Trade Republic, de XTB ou de Saxo Banque. Dans la grande majorité des cas, ils ne font pas non plus payer de frais d’inactivité, qui consistent à pénaliser le client s’ils n’effectuent plus d’ordres. « Il faut casser la barrière du prix pour les investisseurs », plaide Fabien Keryell, directeur général de Saxo Banque.

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