Devant un Bricomarché de Honfleur (Calvados), le 12 juin 2019.

Les 111 magasins Bricorama ont vocation à devenir progressivement des Bricomarché, a annoncé jeudi 12 mars le groupement d’indépendants Mousquetaires, propriétaire de ces deux enseignes spécialisées dans l’équipement de la maison, dans un contexte de recul du marché du bricolage.

La conversion « va commencer au plus tard en septembre », a déclaré jeudi à la presse le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, en marge de la publication des résultats annuels du groupement. « On va se donner une période de six à huit mois pour que l’ensemble des Bricorama deviennent des Bricomarché », avec des formats adaptés aux emplacements, a-t-il ajouté.

Cette décision s’inscrit dans un plan de relance plus général s’appuyant sur des prix attractifs et l’e-commerce, à l’heure où le secteur du bricolage pâtit d’un recul du marché de l’immobilier.

« Un programme de convergence »

Fondée en 1975 et rachetée par Les Mousquetaires il y a plus de huit ans, l’enseigne Bricorama a vu son chiffre d’affaires chuter de 7,2 % en 2025 par rapport à 2024, à 516 millions d’euros.

Dans le même temps, celui de sa cousine Bricomarché, principale enseigne du pôle équipement de la maison des Mousquetaires (777 magasins en Europe, dont 492 en France), a reculé de 2,1 %, à 2,1 milliards d’euros, mais « fait preuve de résilience » dans un marché en régression de 3,2 %, selon M. Cotillard.

« Dans un monde qui attend aussi du discount, on ne peut pas vivre avec deux systèmes d’information, deux programmes de fidélité, deux programmes de communication, donc on a fait le choix d’avoir un programme de convergence des Bricorama vers Bricomarché », a expliqué M. Cotillard pour justifier la fusion des deux enseignes.

Toutes enseignes confondues, Les Mousquetaires (Intermarché, Netto, Les comptoirs de la bio, Bricomarché, Brico Cash, Bricorama, Roady et Rapid Pare-Brise) ont réalisé un chiffre d’affaires de 61,6 milliards d’euros en 2025 (ventes de carburant comprises), en hausse de 3,1 %, tiré par l’alimentaire.

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Le Monde avec AFP

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