Le premier ministre, Sébastien Lecornu, salue le député LFI, Eric Coquerel, après avoir engagé la responsabilité de son gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 23 janvier 2026.

L’Assemblée devrait repousser, mardi 27 janvier, deux nouvelles motions de censure déposées par la gauche hors PS et l’extrême droite, en réaction à la décision de Sébastien Lecornu d’utiliser une nouvelle fois le 49.3 pour faire adopter la partie dépenses et l’ensemble du budget de l’Etat pour 2026.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Budget 2026 : sans suspense, Sébastien Lecornu résiste aux premières motions de censure et attend les suivantes

Cet échec probable des deux motions vaudra adoption en nouvelle lecture du projet de loi de finances, qui pourra être transmis au Sénat. Celui-ci devrait l’examiner jeudi et pourrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.

Le premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s’exposant à deux dernières motions de censure qui pourraient être rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.

Vendredi, l’Assemblée nationale a repoussé deux premières motions de censure, permettant l’adoption de la partie « recettes » du texte : celle des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement ; celle du Rassemblement national et de son allié le groupe ciottiste UDR 142 voix.

Fermer la page du budget

Le Parti socialiste (PS) a refusé de s’associer à la motion de gauche – à l’exception de cinq députés –, estimant avoir obtenu des « avancées » après de longs mois de discussions avec le gouvernement. Le groupe PS met ainsi en avant « huit milliards de recettes de justice fiscale en plus », et « 12 milliards de pouvoir d’achat en plus » par rapport à la version initiale du texte.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « L’urgence serait à préparer nos esprits à des temps difficiles. Le budget 2026 fait exactement l’inverse »

Dans le texte de leur motion, les groupes de gauche hors socialistes critiquent de leur côté un budget qui « sacrifie une nouvelle fois l’écologie », « des coupes budgétaires » d’un « niveau inédit », et un « renoncement démocratique majeur » dans le fait d’utiliser le 49.3.

Le RN et l’UDR dénoncent eux aussi le « reniement de la parole » du premier ministre. Et sur le fond un budget qui « ne répond pas à la crise du pouvoir d’achat », « n’offre aucune mesure de justice fiscale » ni « aucune économie structurelle », et « continue de creuser le déficit ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le budget, symbole et limite de la démocratie

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version