• En France, plus de 4 millions étaient sans logement ou mal logés en 2025.
  • Les jeunes adultes rencontrent des difficultés pour se loger et sont de plus en plus nombreux à vivre chez leurs parents.
  • La Fondation pour le logement tire la sonnette d’alarme.

Suivez la couverture complète

La Matinale

Nouvelle année noire pour le logement en France. Outre les plus de quatre millions de personnes mal logées ou sans logement, ce sont aussi les cinq millions de jeunes adultes logeant chez leurs parents qui interpellent. Ce chiffre est en hausse depuis dix ans.

« C’est sûr qu’à cet âge-là, je ne pensais pas encore être à 24 ans chez maman« , confie Sophie pour LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. Comme elle, des millions d’autres jeunes de moins de 26 ans ne parviennent pas à quitter le domicile familial. Un phénomène qui, selon la Fondation pour le logement des défavorisés, est souvent lié au coût de la vie.

« Je reste chez mes parents parce que ça me permet d’épargner le salaire que je reçois en tant que stagiaire« , témoigne une jeune femme. « Pour un jeune actif, le logement représente souvent 40 à 50 % du revenu. En fait, ils font face à un marché de la location qui s’assèche aujourd’hui, qui est assez pauvre en offre« , explique Séverine Amate, experte en immobilier et fondatrice de « Amate Réseaunance ».

Un constat : ceux qui restent le plus tard sont en général des étudiants, une population confrontée à une forte précarité. Le sociologue Clément Reversé identifie plusieurs causes à cela, comme « le temps d’études qui s’allonge« , ou les « carrières en zigzag et en aller-retour » avec des retours réguliers chez les parents. À noter que la situation se dégrade. En une dizaine d’années, ils sont 300.000 jeunes majeurs de plus à vivre chez leurs parents.

Mael NARPON

Share.
Exit mobile version