• Les phénomènes météorologiques ont accéléré l’érosion du littoral atlantique de façon inquiétante.
  • À Biscarrosse, la promenade sur le bord de mer s’est effondrée sur une longueur de 20 mètres.
  • Plusieurs bâtiments sont désormais condamnés, dans cette ville où le trait de côte recule de 1,70 mètre par an.

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Au cœur des régions

La promenade en béton qui domine la plage est en partie effondrée, comme on le constate dans le reportage du 13H ci-dessus. Quelques jours après l’affaissement brutal de cette dune de Biscarrosse (Landes), une habitante immortalise les dégâts. « Je viens voir parce que c’est quand même assez impressionnant ce bord de côte qui s’est effondré de plus en plus chaque année. Tous les hivers, ça grignote un peu. Déjà depuis quelques années, à marée haute, il n’y a plus de plage l’été », témoigne-t-elle au micro de TF1. 

« Ça s’accélère »

Près de 20 mètres de cette promenade en béton se sont écroulés en une nuit seulement, sous l’effet d’une forte houle et de puissantes rafales de vent. Dans cette station balnéaire prisée des surfeurs, les habitants ont vu le front de mer changer au fil des ans, mais jamais de manière aussi rapide. « Ça s’accélère, oui. Moi, je l’ai vu depuis quelques mois. On pouvait encore aller se balader là où tout s’est effondré. Ça fait vraiment, vraiment mal au cœur », confie une dame. 

Cette promenade de béton s’est effondrée sur une vingtaine de mètres sur le front de mer de Biscarrosse (Landes)) – TF1

L’an dernier déjà, l’érosion menaçait les fondations d’un hôtel construit en bord de plage, juché désormais au bord de la falaise. Car le trait de côte recule d’1,70 m par an, un phénomène qui pourrait atteindre les 50 mètres d’ici 25 ans. Le phénomène s’accentue cet hiver, pendant lequel les intempéries se succèdent. 

Un surfeur rencontré par notre équipe n’a pas sorti sa planche depuis le mois de novembre. « On ne peut plus surfer et ça n’arrête pas. Mais comme les vagues surpassent 2,5 m, ce n’est plus possible. Il n’y a aucun surfeur dans l’eau. Parce que le courant est trop fort », explique-t-il. Aujourd’hui, la plage centrale est fermée au public. La mairie mène déjà des chantiers de réensablement à hauteur de 200.000 euros par an. L’effondrement de la promenade entraîne 200 000 euros de travaux supplémentaires.

La rédaction de TF1info | Reportage : Antoine CAZABONNE, Christophe DEVAUX

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