Du cadmium dans les céréales du petit déjeuner, de l’aluminium dans les viennoiseries et les biscuits sucrés, du plomb dans le pain, du mercure dans les poissons et de l’acrylamide dans les frites et les pommes des terres sautées : les Français et, tout particulièrement, les enfants sont exposés à des niveaux « trop élevés » de polluants chimiques à travers leur alimentation. L’alerte émane de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui pointe un « risque sanitaire » pour trois métaux lourds (cadmium, aluminium et mercure) et une « préoccupation sanitaire » – en l’absence de seuil toxicologique de référence – pour le plomb et l’acrylamide, un composé organique qui se forme lors de modes de cuisson dont la température est supérieure à 120 °C (friture, rôtissage).

Ces conclusions sont issues de la troisième grande Etude de l’alimentation totale (EAT3), la précédente ayant été menée entre 2006 et 2011. Son objectif est de dresser un panorama complet des expositions chroniques aux contaminants chimiques par voie alimentaire de la population en France. Les premiers résultats sont publiés jeudi 12 février. EAT3 cible plus de 250 substances. Les volets portant sur les autres familles de polluants (résidus de pesticides, PFAS, bisphénols, phtalates…) seront publiés progressivement au cours des années à venir.

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