• Le mois de mai a enregistré des températures moyennes supérieures de 1,42°C à la moyenne estimée pour la période préindustrielle.
  • Une surchauffe qui a touché les terres comme les mers.
  • L’Europe a notamment été frappée par une vague de chaleur intense et exceptionnellement précoce.

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La France frappée par une canicule inédite pour un mois de mai

Et ce n’est même pas le plus brûlant. Le mois de mai 2026 est le deuxième le plus chaud jamais enregistré au niveau mondial, pointe le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) (nouvelle fenêtre) dans un communiqué publié mercredi 10 juin. Des températures élevées qui ont touché tant les terres que les mers. 

La température moyenne en surface a été de 15,81°C, soit 0,55°C au-dessus de la moyenne mensuelle de 1991-2020 et juste derrière mai 2025. C’est aussi 1,42°C supérieur à la moyenne estimée pour la période pré-industrielle (1850-1900). Concernant la mer, la température moyenne de surface (TSM) a été de 20,90°C, légèrement en dessous du record de mai 2024, à 20,93°C.

Des niveaux élevés notamment portés par les températures de surface de la mer exceptionnellement élevées sur une partie du Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial poursuit sa transition vers des conditions El Niño (nouvelle fenêtre), qui devraient se développer dans les mois à venir.  

Anomalies et valeurs extrêmes de la température de surface de la mer pour mai 2026 – C3S/ECMWF

Les températures mondiales en surface ont été portées par la vague de chaleur exceptionnelle et précoce qui a touché l’Europe occidentale, et notamment la France, durant le mois de mai. « En Europe, le mois a été marqué par une transition rapide entre des conditions nettement plus fraîches que la moyenne et l’une des vagues de chaleur les plus intenses jamais observées aussi tôt dans l’année », pointe C3S dans un communiqué.

Anomalie de la température moyenne quotidienne de l'air en surface pour (à gauche) du 11 au 19 mai 2026 et (à droite) du 21 au 30 mai 2026, relative à la moyenne correspondante pour la période 1991-2020
Anomalie de la température moyenne quotidienne de l’air en surface pour (à gauche) du 11 au 19 mai 2026 et (à droite) du 21 au 30 mai 2026, relative à la moyenne correspondante pour la période 1991-2020 – C3S/CEPMMT

Un phénomène qui a « probablement accru les impacts sur les populations (nouvelle fenêtre), laissant peu de temps aux personnes – ou aux cultures et aux écosystèmes (nouvelle fenêtre) pendant la saison de croissance – pour s’acclimater à des températures bien plus élevées », pointe encore l’organisme alors que lors de l’épisode caniculaire, des records mensuels ont été battus en France, au Royaume-Uni, en Irlande ou encore au Portugal.

Température quotidienne de l’air en surface (°C) moyennée sur l’Europe occidentale (11° O-15° E, 34-55° N) pour la période du 1er mars au 1er septembre. L’année 2026 est représentée par une ligne rouge épaisse – C3S/ECMWF

« Bien que remarquable, cet événement s’inscrit dans le cadre du réchauffement rapide de l’Europe (nouvelle fenêtre) et de la tendance à long terme des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison », pointe le service de Copernicus.

En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense démontre à quelle vitesse les extrêmes climatiques deviennent la nouvelle norme plutôt que l’exception

Samantha Burgess, responsable au CEPMMT

« Mai 2026 a été le deuxième mois de mai le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, prolongeant la chaleur exceptionnelle, avec des températures proches des records tant dans l’atmosphère que dans l’océan. En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense démontre à quelle vitesse les extrêmes climatiques deviennent la nouvelle norme plutôt que l’exception », alerte Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT). 

Dernier point, celui de la glace de mer en Arctique qui a connu son quatrième pire mois de mai avec une étendue inférieure d’environ 4% à la moyenne. La mer de Barents et le Svalbard sont les deux régions les plus touchées par le phénomène, alors qu’en Antarctique, l’étendue mensuelle de la banquise a été inférieure d’environ 9% à la moyenne pour un mois de mai, se classant au septième rang des valeurs les plus basses pour ce mois.

A.B.

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