- Face à la canicule, le Rassemblement national propose un grand plan pour la rénovation thermique des habitations et des bâtiments publics.
- Ce plan comprend « des prêts à taux zéro provisionnés à hauteur de 20 milliards d’ici 2030 », a indiqué ce mardi sur TF1 le député Jean-Philippe Tanguy.
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La France frappée par une canicule aussi intense qu’en 2003
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Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a développé ce mardi 23 juin un plan « 100% rénov' »
pour l’isolation et la climatisation, au moment où la France s’enfonce dans la canicule. Le « plan 100 % rénov' »
est « un plan massif de prêts verts, de prêts à taux zéro que nous avons provisionnés à hauteur de 20 milliards d’ici 2030 pour l’ensemble des rénovations : rénovation thermique pour le chauffage, l’isolation, mais aussi la climatisation »
, a expliqué le député proche de Marine Le Pen sur TF1 (voir vidéo en tête de cet article).
« 30 à 40 millions de climatiseurs »
« Aujourd’hui, nous avons un taux d’équipement qui est entre 20 et 30% des ménages (…), ça veut dire qu’il faudrait au moins 20 millions de climatiseurs individuels, plus à peu près l’équivalent pour les lieux collectifs, écoles, hôpitaux, bureaux qui ne sont pas équipés »
, a-t-il détaillé. Il a estimé les besoins à « entre 30 et 40 millions de climatiseurs »
.
Selon lui, ce plan qui serait mis en place si le RN arrivait au pouvoir permettrait que le coût soit « nul »
pour les particuliers et la collectivité concernée. « C’est gagé sur les économies d’énergie que ça représente pour l’isolation et pour la climatisation, sur le gain économique global »
, a encore argumenté Jean-Philippe Tanguy. Il a évoqué les conséquences des chaleurs extrêmes, « des morts malheureusement, des malades, des gens en souffrance »
. Mais aussi « des pertes d’activité économique »
qu’il a évaluées à « entre 0,3 et 0,5 point de PIB »
.
« En fait, on gagnerait de l’argent à climatiser, ce n’est pas un investissement à perte »
, a-t-il conclu, regrettant que la canicule de 2003 – qui avait fait 15.000 morts en France – n’ait pas été « suivie d’un grand plan de climatisation »
. Marine Le Pen avait appelé vendredi le gouvernement à « prendre une décision : oui ou non à la climatisation ? »

