
La pression était trop forte. Incité par de nombreux partis à intervenir pour protéger les consommateurs d’un éventuel choc pétrolier provoqué par la guerre en Iran, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a ébauché un premier plan d’action, mercredi 11 mars. Plusieurs mesures destinées à calmer la situation sans rien coûter à l’Etat ont été évoquées lors du conseil des ministres, en particulier un plafonnement des marges des stations-service. Le gouvernement garde l’espoir que la crise internationale s’achèvera au plus vite et ne nécessitera pas de décisions plus douloureuses pour les finances publiques.
Le premier volet du plan vise à apaiser un marché pétrolier en pleine surchauffe, en débloquant une partie des stocks nationaux de brut. Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé, mercredi, de mettre progressivement sur le marché 400 millions de barils de pétrole puisés dans leurs réserves stratégiques. La France participera à ce mouvement d’une ampleur jamais vue depuis la création de l’AIE, en 1974. Malgré l’annonce de ce déstockage massif, les cours du brut restaient très élevés mercredi après-midi, avec un baril de brent à plus de 90 dollars (77,80 euros).
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