
Engie est un acteur-clé pour la fourniture de gaz et d’électricité en France. Selon sa directrice générale, Catherine MacGregor, la situation provoquée par le conflit en Iran est loin d’être aussi inquiétante que lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. Toutefois, elle avertit : pour éviter d’accélérer l’emballement des prix, les gouvernements européens doivent se garder de prendre des mesures d’urgence et d’intervenir sur les marchés, malgré les craintes de voir se développer une bataille mondiale pour le gaz naturel liquéfié (GNL).
Entre le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques sur les infrastructures énergétiques qui font bondir les prix du gaz et du pétrole, l’Europe doit-elle se préparer à vivre une crise énergétique comparable à 2022 ?
J’ai d’abord le souci de nos 3 000 collaborateurs dans la région dont la sécurité est notre priorité. La situation, aujourd’hui, est très volatile. Il faut donc être prudent sur les projections. Mais il y a quand même beaucoup de différences avec 2022. A l’époque, ce sont à peu près 40 % des approvisionnements gaziers de l’Europe qui ont été remis en question.
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