- Si les disputes dans un couple sont inévitables, il est préférable d’apprendre les techniques pour calmer les conflits avant que la relation ne devienne invivable.
- Or, il y a une phrase que l’on a tous tendance à utiliser lors des disputes qui envenime la situation.
- Un psychologue américain, spécialiste de la colère, explique pourquoi il faut éviter le tristement célèbre « calme-toi ».
La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Il arrive que des embrouilles viennent ternir provisoirement la relation. Certes, dans un couple, les disputes sont inévitables et ces épisodes sont même sains dans une relation ; néanmoins, elles peuvent entacher la vie à deux. Pris dans le tourbillon de la colère, il arrive que les couples utilisent des phrases qui, au lieu de désamorcer la situation, l’aggravent. Une expression en particulier est à bannir absolument.
Ces deux mots qui enveniment une dispute
Dans son podcast « Am I Doing It Wrong ? », le psychologue américain et professeur de psychologie de l’Université du Wisconsin-Green Bay, Ryan Martin, révèle que l’expression « calme-toi
» ne doit jamais être utilisée lors d’une dispute. Pourtant, ce sont deux mots que l’on a tendance à employer très souvent. L’expert explique que ces mots ont toujours l’effet inverse. « Jamais dans l’histoire, un ‘calmez-vous’ n’a calmé quelqu’un. Vous n’allez pas faire de progrès avec ce genre de déclarations directes qu’ils n’entendent pas
« . Au contraire, c’est absolument contre-productif. Lorsque l’on dit à quelqu’un de se calmer, on a tendance à le crier ou le dire « d’une voix très forte et sévère
« , ajoute l’expert. Autant souffler sur des braises, cela ne fait qu’attiser le feu. Et par ailleurs, un « calme-toi
» revient à nier les émotions de l’autre. Dans son podcast, le psychologue ajoute : « Quand les gens sont en crise de colère, ils ne pensent pas nécessairement de manière aussi rationnelle et sont un peu sur la défensive
. »
Comment réagir dans une dispute ?
Spécialiste de la colère, Ryan Martin a livré ses conseils pour ramener le calme sans avoir à le dire. Il explique notamment que ralentir le débit de parole et baisser le ton de sa voix sont de bonnes manières de désamorcer l’escalade. « Si vous reculez un peu et que vous commencez à parler plus doucement que d’habitude, que vous commencez à communiquer sur un ton un peu plus doux, la personne devrait s’adapter à votre attitude de manière inhérente
« . C’est ce qu’on appelle l’effet miroir. « Nous avons tendance à correspondre au ton des personnes qui nous entourent
« . Une fois que la colère est légèrement redescendue, l’expert conseille de faire preuve d’empathie et d’écoute active afin d’inviter l’autre à communiquer sur les raisons de sa colère. Le but ? Discuter pour chercher des solutions à deux. « Des moyens de valider leurs sentiments sans nécessairement valider la cause de leurs sentiments
« , conclut l’expert.

