Laurent Hassid, dans les locaux du Groupe Canal+, le 5 février.

Dans le hall de l’immeuble qui abrite, depuis 2023, les 3 000 employés du Groupe Canal+, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), des écrans de télévision diffusent en continu les chaînes de l’entreprise : Planète, Ciné +, OCS, CNews. A l’issue d’un dédale de couloirs bordés de cloisons transparentes, à l’étage, Laurent Hassid nous accueille dans son bureau. L’espace, petit et décoré d’affiches de film, n’est pas à la mesure du rôle prépondérant de son occupant dans l’industrie du cinéma français. « C’est un lieu pour préparer mes réunions ou travailler avec mes équipes. Les rendez-vous avec les producteurs et les projections se passent à l’extérieur », justifie cet homme de 59 ans au sourire doux et à la voix posée.

Laurent Hassid est le « M. Cinéma » de Canal+, le directeur des acquisitions cinéma du premier financeur du septième art français. La quasi-totalité des projets de films hexagonaux passe entre ses mains. Ils lui sont adressés par des producteurs, dans l’espoir de se voir octroyer une part des 160 millions d’euros que le groupe, propriété depuis 2015 du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, distribuera en 2026 en guise de préachat, pour s’offrir la primauté de la diffusion télévisuelle des œuvres sur ses antennes.

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