La productrice Carole Scotta (à gauche), l’actrice Guslagie Malanda, le réalisateur Dominik Moll, l’actrice Léa Drucker, le scénariste Gilles Marchand et la productrice Caroline Benjo lors d’une conférence de presse pour le film « Dossier 137 », à Cannes, le 16 mai 2025.

« Cette année, les Césars vont être un peu particuliers pour nous. Avec nos 17 nominations, je crois qu’on va passer une bonne partie de la soirée à frémir. » Laurence Petit, directrice de la distribution chez Haut et court, savoure, à deux jours de la cérémonie du 26 février, la reconnaissance offerte par ses pairs. Celle-ci vient consacrer une année exceptionnelle pour la société indépendante créée en 1992. Si « l’échec est plutôt la règle », comme le rappelle la fondatrice de Haut et court, Carole Scotta, accompagner coup sur coup trois films qui touchent un très large public relève presque du miracle. Encore plus au terme d’une année 2025 qui a vu la fréquentation en salle reculer de 13,6 % par rapport à 2024, bien loin des niveaux pré-Covid.

Dossier 137, de Dominik Moll, plongée au sein de l’inspection générale de la police nationale, qui cumule 8 nominations, a réuni près de 700 000 spectateurs. Le film a déjà valu à Carole Scotta, Barbara Letellier et Caroline Benjo de recevoir le 16 février le prix Daniel-Toscan-du-Plantier qui distingue la productrice ou le producteur qui a le plus marqué l’année. La Femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa, comédie inspirée de l’affaire Bettencourt, 6 nominations, a fait 910 000 entrées. Plus fort encore, le documentaire Le Chant des forêts, de Vincent Munier, qui questionne notre rapport au monde du vivant, deux nominations, approche 1,2 million de spectateurs. Et Amélie et la métaphysique des tubes, de Mailys Vallade et Liane-Cho Han, 228 000 entrées, concourt, lui, pour le César du meilleur film d’animation, mais également pour l’Oscar, le 15 mars.

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