Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie, le 22 septembre 2025.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé, samedi 14 février, à la levée de « tous les obstacles » imposés, selon lui, par Israël à la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dans un discours retransmis à l’ouverture du 39 sommet annuel de l’Union africaine, à Addis-Abeba.

« Nous soulignons la nécessité de lever tous les obstacles imposés par l’occupation israélienne à la mise en œuvre des dispositions liées à la deuxième phase de l’accord, y compris le travail » du Comité national palestinien pour l’administration de la bande de Gaza (NCAG), « afin d’assurer la continuité des services, la coordination de l’effort humanitaire et de permettre un redressement rapide », a déclaré M. Abbas dans un discours lu par son premier ministre, Mohammad Mustafa.

Le président palestinien a accusé Israël de « continuer à violer » l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas, négocié par les pays médiateurs et entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des Etats-Unis. « Depuis l’annonce du cessez-le-feu et jusqu’à aujourd’hui, plus de 500 Palestiniens ont été tués [dans la bande de Gaza], ce qui menace la durabilité de la trêve et la mise en œuvre intégrale de sa deuxième phase », a-t-il ajouté.

Deuxième phase du plan de paix

A la mi-janvier, les Etats-Unis avaient annoncé le passage à la deuxième phase du plan de Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza et endossé en novembre par les Nations unies. Cette deuxième phase prévoit un retrait progressif de l’armée israélienne de la bande de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

Mais s’il a accepté de renoncer à la gouvernance future du territoire, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans l’enclave depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions posées par Israël. L’armée israélienne contrôle toujours plus de la moitié de la bande de Gaza. Les deux camps s’accusent quotidiennement de violations du cessez-le-feu.

Les quinze experts palestiniens composant le NCAG, créé pour gérer provisoirement le territoire et placé sous l’autorité du Conseil de la paix de Donald Trump, restent, pour l’heure, en Egypte, malgré la réouverture très partielle, le 2 février, du poste-frontière de Rafah, occupé par l’armée israélienne du côté palestinien depuis mai 2024.

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Le Monde avec AFP

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