• Après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, le prix du baril de pétrole a reflué, passant sous la barre des 100 dollars.
  • Invité de « Bonjour ! La matinale de TF1 », le patron de « Coopérative U » Dominique Schelcher anticipe des « baisses de prix » dans les stations dans les jours à venir, et même potentiellement d’ici « 48 heures ».
  • La situation reste toutefois à suivre de près, a-t-il souligné.

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

Les marchés étaient suspendus à l’ultimatum américain, ils respirent désormais ce mercredi matin. Dans le sillage de l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines en Iran (nouvelle fenêtre), le prix du baril de pétrole est repassé sous la barre des 100 dollars. Si la situation reste encore incertaine, des « baisses de prix dans les stations » sont attendues dans « les prochains jours » (nouvelle fenêtre), a déclaré le PDG de « Coopérative U », Dominique Schelcher, invité de « Bonjour ! La matinale de TF1 ». De « premiers mouvements » pourraient même se dessiner sous « 48 heures » selon lui. 

Après les annonces de la nuit, « c’est un soulagement que je qualifierai de prudent, il y a plein de si », a-t-il d’abord souligné. Mais les prix du baril « sont fortement à la baisse ce matin, cela veut dire qu’il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours », a anticipé le patron du groupe de grande distribution. « Il faut voir comment le marché va se stabiliser. Nous ne faisons que répercuter les prix du marché, mais je pense que ça va baisser dans les prochains jours », a-t-il poursuivi, anticipant malgré tout une évolution « assez rapide »

La réparation des installations attaquées au cœur des enjeux

« Ce qui nous intéresse nous, c’est le prix des produits raffinés : le gazole, le sans-plomb. Cela va suivre dans les prochains jours. Tout le monde jouera le jeu, (…) parce que la situation actuelle est inacceptable », a-t-il ajouté. Mais d’ores et déjà, « je pense que dans les 48 heures on aura les premiers mouvements », même si la situation « ira au gré du renouvellement des cuves et des stocks », a-t-il insisté. 

Si la situation reste fragile, c’est que plusieurs installations pétrolières (nouvelle fenêtre) ont été visées durant la guerre, qui a débuté le 28 février dernier, a rappelé le PDG. « Combien de temps va-t-il falloir pour réparer ces installations, et que les chaînes d’approvisionnement se remettent dans un ordre normal ? Ça, je n’ai pas la réponse », a-t-il appuyé. 

De son côté, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois a estimé auprès de l’AFP ce mercredi matin que les prix des carburants pourraient baisser de « 5 à 10 centimes » le litre « très rapidement ». « Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement » à l’annonce du cessez-le-feu, avec une baisse du prix du pétrole brut (nouvelle fenêtre) « d’environ quinze dollars », qui pourrait se répercuter dans les stations-service d’ici « un ou deux jours », a-t-il estimé. 

Quant à l’approvisionnement des stations, Dominique Schelcher a assuré sur TF1 qu’il n’y avait « aucune difficulté d’approvisionnement, il n’y en a jamais eu chez nous », au sein des stations-service de son groupe. « Il n’y a absolument aucune inquiétude à avoir sur le stock de carburants en France aujourd’hui », a-t-il ajouté. De son côté, Olivier Gantois a indiqué sur franceinfo que les stations en rupture « ont toutes été réapprovisionnées » après le week-end de Pâques. Selon lui, il n’y a « aucune raison pour qu’il y ait une pénurie en France, ni d’approvisionnement de pétrole brut, ni de produits finis pétroliers »

M.L. avec AFP

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