- Les dépenses en outillage ont fortement chuté l’an dernier.
- Dans ce contexte, des enseignes de bricolage dédient désormais des rayons entiers à la location.
- Une équipe de TF1 se penche sur cette tendance.
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Le 13H
La vente d’outillage a chuté de plus de 10% l’année dernière. Certes, le pouvoir d’achat des Français est en berne, mais ce n’est pas la seule raison. Ces derniers n’ont surtout plus envie de s’encombrer d’objets qui, finalement, ne servent pas tant que ça. « C’est pour être utilisé deux ou trois jours, donc on ne va pas l’acheter, le stocker là pendant des mois, voire des années sans l’utiliser »,
explique un client dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article.
Dans ce contexte, des magasins spécialisés dédient désormais un ou plusieurs rayons à la location d’outillage et de matériel de bricolage. Désormais, près d’un tiers des bricoleurs se tournent vers la location ou le matériel reconditionné.
« La location, c’est quand même fabuleux, parce qu’on arrive, on prend, c’est toujours en parfait état de fonctionnement, on loue, on travaille avec, on rend »,
commente un autre client, qui avait besoin d’une motobineuse pour retourner la terre de son jardin et a opté pour la location. Prix : 71 euros par jour, contre environ 300 euros à l’achat.
« En moyenne, ce que je loue, on va dire que ça coûte dans les 700-800 euros à l’achat, et puis je vais m’en sortir à 80-70 euros la journée. Donc c’est très intéressant »,
abonde un troisième.
Une gamme « en train de s’agrandir »
« Une perceuse, on s’en sert en moyenne 12 minutes par an. Donc si vous avez un immeuble avec vingt appartements, ça fait vingt perceuses qui sont chacune utilisées que 12 minutes par an »,
illustre de son côté Sylvain Waserman, président directeur général de l’Ademe. Si les ventes de matériel de bricolage dévissent, la location, elle décolle. « Sur l’année dernière, on est à peu près à 85.000 produits qui ont été loués. Aujourd’hui, la gamme aussi est en train de s’agrandir, puisqu’au départ, on ne partait que sur quelques produits qu’on proposait à la location, et aujourd’hui, on en a plus d’une cinquantaine »,
indique Sébastien Bernard, directeur du magasin Leroy Merlin de Villeneuve-d’Ascq.
De plus en plus d’applications et de sites Internet permettent aussi la location entre particuliers, voire carrément le prêt d’outils contre des services ou des échanges entre voisins.

