L’ancien maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, à sa sortie du tribunal de Lyon, le 1ᵉʳ décembre 2025.

L’ancien maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, incarcéré depuis sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape, a obtenu mercredi 4 mars sa remise en liberté sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès en appel, en juin.

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L’ancien élu de 53 ans, écroué depuis le 7 janvier, devra pointer tous les quinze jours au commissariat de Saint-Etienne et a interdiction de quitter la France, selon la décision de la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon.

M. Perdriau « ne présente que très peu de risques » de fuite, de manipuler les preuves ou de récidives, a dit, plus tôt, l’avocat général Eric Mazaud, qui a requis un placement sous contrôle judiciaire, soit un retour à « la situation » en vigueur avant son procès. En visioconférence depuis la prison de Bourg-en-Bresse (Ain), où il est détenu, M. Perdriau a assuré : « Je respecterai comme je l’ai toujours fait les conditions qui me seront imposées. »

Promesse d’embauche

« La détention provisoire est-elle nécessaire ? », s’est interrogé l’un de ses avocats, Mᵉ Paul Mallet. « La réponse est non. » « La détention doit rester l’exception, elle ne doit pas devenir une peine anticipée », a-t-il argué. Ses avocats ont souligné que Gaël Perdriau avait une promesse d’embauche à partir du 1ᵉʳ avril, s’il devait être remis en liberté. « Il a une forme de crainte immense : laisser sa famille seule face aux difficultés financières », a souligné Mᵉ Jena-Félix Luciani.

Maire de Saint-Etienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, Gaël Perdriau (ex-LR), a été condamné le 1ᵉʳ décembre à cinq ans de prison, dont quatre ferme, et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.

Lui et trois anciens membres de son entourage ont été reconnus coupables d’avoir comploté pour filmer le premier adjoint de la ville Gilles Artigues à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.

L’ancien maire, qui a démissionné de ses mandats dans les jours qui ont suivi le jugement, conteste les faits. Son procès en appel se tiendra du 8 au 12 juin.

Le Monde avec AFP

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