
Le réchauffement climatique ne tuera pas partout dans les mêmes proportions. La hausse des températures devrait provoquer dix fois plus de décès dans les pays pauvres que dans les pays riches en 2050 – environ 391 000 morts par an contre 39 000, malgré des populations de taille comparables –, selon un rapport du Climate Impact Lab, un laboratoire de l’université de Chicago (Etats-Unis), publié mercredi 25 mars.
Dit autrement, près de 90 % de cette mortalité supplémentaire surviendront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Des résultats qui éclairent d’un jour nouveau les inégalités massives liées au changement climatique.
Que la chaleur tue n’est pas une découverte. Les canicules estivales, de l’Europe à l’Inde, en apportent régulièrement la preuve. Mais l’ampleur du phénomène à venir, et surtout sa répartition géographique, restaient jusqu’ici mal connues. Les chercheurs ont produit des données inédites couvrant près de 25 000 régions du monde, dans un scénario de poursuite des politiques climatiques actuelles conduisant à une hausse du mercure de 2,1 °C en 2050.
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