Un quart des Français souffre de rhinite allergique qu’on appelle le rhume des foins.
Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », Jean-Marc Sène nous rappelle les symptômes.
Le docteur livre aussi ses conseils pour poursuivre sa pratique sportive lorsque l’on souffre d’allergie.
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Bien dans son sport, bien dans son corps
Les températures remontent et le redoux s’installe sur la France. Si le soleil pointe de nouveau le bout de son nez et annonce le retour très prochain du printemps, il arrive accompagné : le pollen fait également son retour avec quelques semaines d’avance, conséquence du changement climatique. Certains sont peut-être tentés de pratiquer du sport à l’extérieur, afin de profiter du beau temps. On estime qu’un quart de la population est allergique au pollen. Or, pour cette population, le pollen est un véritable cauchemar. Comment faire en sorte de limiter les symptômes et les désagréments ? Les conseils du docteur Jean-Marc Sène dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Les effets d’une allergie sur la pratique sportive
Le rhume des foins ou rhinite allergique résulte d’une inflammation des voies aériennes supérieures. Cette allergie au pollen se caractérise par des crises d’éternuement, un nez qui gratte ou qui coule, des yeux rouges qui démangent ou qui larmoient. Parfois, cela peut s’accompagner d’une respiration sifflante ou d’une toux. Or, ces symptômes peuvent avoir des effets sur l’organisme lorsque l’on s’entraîne à l’extérieur. En effet, on peut avoir du mal à respirer et à tousser. Parfois, cela peut toucher les bronches, provoquant ce qu’on appelle de l’asthme allergique. Résultat : on est essoufflé et pratiquer du sport est plus compliqué. Par ailleurs, la rhinite allergique a un impact sur le sommeil puisqu’on dort moins bien, du fait de ces symptômes. De ce fait, on est plus fatigué, on récupère moins.
Les précautions à prendre pour continuer à pratiquer à l’extérieur
Le docteur conseille de bien choisir le moment où l’on pratique. « S’il pleut, on peut faire du sport, juste après une averse« . Pourquoi ? La pluie va, en quelque sorte, nettoyer l’atmosphère et ainsi diminuer la présence de pollen dans l’air. Par ailleurs, lorsque l’on est allergique, il est préférable de pratiquer au lever ou au coucher du soleil, car il y a moins de pollen dans l’atmosphère. Il est aussi possible de se protéger en portant des lunettes couvrantes et un masque filtrant afin d’être le moins en contact possible avec le pollen. Dès que l’on rentre, on prend une douche, on se lave les cheveux et on nettoie ses vêtements pour se débarrasser des résidus. Surtout, on évite de faire sécher le linge à l’extérieur. Et évidemment, il est recommandé de prendre son traitement antihistaminique. Pour limiter les symptômes, il est toujours possible de faire du sport à l’intérieur, comme du yoga, du Pilates ou du renforcement musculaire.
Enfin, le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles rappelle pour les personnes ne se sachant pas allergiques que « si vous présentez de façon gênante répétitive et saisonnière un ou plusieurs des symptômes suivants : crises d’éternuement, nez qui gratte, parfois bouché ou qui coule clair, yeux rouges, qui démangent ou qui larmoient, éventuellement une respiration sifflante ou une toux, vous souffrez peut-être d’une allergie aux pollens« . Il est donc recommandé de demander conseil à un pharmacien ou de consulter son médecin afin de bénéficier de mesures de prévention et de soins.