• Un enfant de moins de quatre ans n’a pas l’intention de désobéir à ses parents.
  • Il est néanmoins joueur et s’amuse parfois de vos réactions.
  • Entre écoute, consignes claires et humour, voici quelques façons douces pour encourager un enfant à coopérer.

Comment garder son calme lorsque son enfant ne veut pas écouter ? Face au manque d’obéissance, l’ignorance et le sentiment d’être « provoqué » par son enfant, certains parents ne savent plus comment agir. Et si au lieu de crier et de répéter maintes et maintes fois les mêmes choses à ses petites têtes blondes, on essayait de les comprendre ? Voici quelques techniques pour parvenir à se faire entendre tout en douceur.

Se mettre à sa hauteur et lui parler droit dans les yeux

Pour avoir un véritable échange avec son enfant, il est essentiel de se montrer impliqué dans la conversation. Après avoir entendu ses parents crier « à table » dix fois de plus en plus fort sans vous voir débarquer dans sa chambre, il va considérer que votre demande n’est pas importante. Si, à l’inverse, vous vous mettez à sa hauteur et que vous lui parlez droit dans les yeux, il sera obligé de vous écouter. Peu importe le sujet, veillez à attendre qu’il vous regarde avant de commencer. 

Des consignes claires adaptées à son âge et à sa routine

À l’instar des adultes, les enfants sont routiniers. Plus les consignes sont intégrées dans leurs habitudes, plus ils vont les comprendre. De plus, ils appliqueront mieux les règles si vous les présentez à chaque fois de la même façon. Il est aussi très important de leur expliquer pourquoi il faut par exemple prendre le bain avant de manger et de limiter les écrans avant l’heure du coucher. Employez des mots simples, adaptés à l’âge et à la routine de l’enfant.

Essayer l’humour pour les prochaines consignes

Une ambiance trop autoritaire peut encourager les enfants à vouloir transgresser les règles, alors qu’une atmosphère détendue les motivera à davantage écouter. Veillez à transformer les ordres en challenge en utilisant l’humour, les enfants adorent ça ! Si sa chambre est mal rangée, faites parler l’une de ses peluches préférées : « Tiens, je ne retrouve plus mes copains dans ma maison, peut-être qu’on pourrait faire un peu d’ordre ? » La technique de la baguette magique est également une arme redoutable pour faire appliquer les consignes ! Prenez un bâton ou une véritable baguette et expliquez à vos enfants qu’elle est cassée : elle transforme le bon mot contre un mauvais. Voici quelques parades : « Abracadabra, il est l’heure de débarrasser la fable » pour table, « On va aller au pain » pour bain, « Fini l’activité pneus » pour jeu. Amusés, les enfants sont plus volontaires pour faire ce qu’on leur demande.

Leur proposer une alternative

Selon leur âge, les enfants ont une petite idée de ce qu’ils sont autorisés à faire. Lorsqu’ils refusent d’écouter, il est recommandé de garder son calme et de tenter une nouvelle approche, comme proposer à son enfant une alternative. S’il ne veut pas mettre son manteau, peut-être lui demander s’il préfère qu’une autre personne l’aide à l’enfiler. S’il a trop chaud, sûrement acceptera-t-il plus facilement de le porter une fois la porte de la maison passée. Il est important de comprendre la raison de son refus et de lui laisser l’opportunité d’exprimer son envie, que vous accepterez si vous la trouvez juste. « Si vous diminuez la pression, l’enfant sera plus coopératif et conciliant », explique l’éducatrice allemande Katja Seide, coauteure du livre Cet enfant qui nous pourrit la vie (mais que nous aimons tant). Durant leur période du « non », ils construisent leur personnalité et peuvent parfois se montrer réfractaires aux règles. Elle rappelle, toutefois, que « le ‘non’ d’un enfant n’est jamais permanent. » 

Marjorie RAYNAUD pour TF1 INFO

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