Arcachon, un dimanche sous le frais soleil de fin d’hiver. Des enfants crient et courent sur la plage. Les terrasses font le plein de doudounes sans manches. Des retraitées se posent sur les bancs avant de repartir lentement en promenade. Des voiles chamarrées voguent au large de l’île aux Oiseaux. Yves Foulon est réélu maire dès le premier tour avec 66,51 % des voix, dimanche 15 mars à la tête de cette commune de la Gironde. L’élu de droite règne sur la station balnéaire depuis 2001.
Quand il monte sur une table de l’hôtel de ville pour proclamer les résultats, l’édile sexagénaire est heureux, fier, mais un homme au fond de la salle l’est plus encore. Une joie contenue, certes. Rien qui ne puisse froisser son impeccable costume à fines rayures ni sa fidèle pochette en soie. Laurent Lamara assure pourtant que ce dimanche de fin d’hiver n’aurait pu mieux se finir pour lui : avec 13,04 % des bulletins, l’agent immobilier de 38 ans réintègre le conseil municipal et inaugure une soirée « historique » pour le Rassemblement national (RN) dans le bassin.

Les deux sièges à peine conquis, Laurent Lamara s’en retourne faire les cent pas devant la mairie. Le téléphone greffé à l’oreille et la cigarette électronique collée aux lèvres, le conseiller régional a régenté comme ça son armée de candidats dans ce coin qu’il a lui-même défraîchi pour le parti d’extrême droite. « A la baguette », répète le trésorier de la fédération girondine après chaque coup de fil à l’un des sept autres candidats – tous des hommes – investis sous sa férule dans l’une des 12 communes du bassin d’Arcachon. Ils n’étaient que deux en 2020.
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