Au quatrième jour de l’intervention américano-israélienne contre l’Iran, le plus grand désordre régnait toujours dans le ciel du golfe Arabo-Persique. Selon la société d’analyse Cirium, environ 6 000 vols sur les 10 000 prévus au départ ou à destination du golfe Arabo-Persique ont été annulés mardi 3 mars, soit plus d’un sur deux. Depuis le 28 février, premier jour du conflit en Iran, ce sont plus de 32 000 vols au total qui ont été annulés, selon Cirium. Les compagnies du Golfe, Emirates (Dubaï), Etihad (Abou Dhabi) ou encore Qatar Airways sont les principales touchées, avec des aéroports pratiquement à l’arrêt.
Pour l’heure, elles annoncent, sur leurs sites Internet, la suspension de leurs vols au moins jusqu’au mercredi 4 mars à minuit. Toutefois, à l’instar d’Emirates, les compagnies du Golfe s’emploient à affréter quelques rares avions pour rapatrier des passagers bloqués depuis le déclenchement des hostilités, samedi 28 février. En temps normal, quelque 90 000 passagers transitent chaque jour par ces aéroports de correspondance (« hubs ») de la région.
Les compagnies locales ne sont pas les seules à annuler des vols à cause du conflit. Comme Air France, qui a prolongé, au moins jusqu’à jeudi 5 mars, la suspension de ses vols à destination de Beyrouth, de Dubaï, de Riyad ou encore de Tel-Aviv, les principales compagnies européennes et asiatiques ont stoppé leurs dessertes des principaux aéroports du Golfe. Un coup d’arrêt qui, si le conflit se prolonge, risque de peser sur les finances.
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