
Sur 45,9 millions de contrats signés en 2024 en France métropolitaine dans le secteur privé, seuls 4,2 millions avaient été signés en CDI, du fait du recours croissant aux CDD et à l’intérim, indique l’Insee. Quand bien même les emplois stables avec un contrat durable (CDI + fonctionnaires) concernent 73 % des salariés, cette proportion a légèrement diminué. On assiste à une augmentation du nombre de travailleurs indépendants ou à temps partiel, dont une part importante subit plus qu’elle ne choisit ces statuts : ainsi, en 2023, 24,4 % des personnes à temps partiel souhaitaient travailler davantage, selon la direction de recherche d’études et de statistiques du ministère du travail.
La précarité professionnelle progresse sur l’ensemble des territoires, dans la majorité des secteurs d’activité, qu’ils soient privés ou publics, estiment les membres du Conseil économique social et environnemental (CESE) Jean-Marc Boivin, du groupe Associations, et Saïd Hammouche, du groupe Agir autrement pour l’innovation sociale et environnementale, tous deux rapporteurs d’un avis pour le CESE. Une précarité qui pousse à s’interroger, sachant que les gouvernements de tout bord n’ont cessé, ces dernières décennies, d’empiler des mesures censées favoriser l’emploi des plus fragiles.
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