• La Coupe du monde 2026, répartie sur trois pays, pose des problèmes environnementaux et devrait générer deux fois plus d’émissions de CO2 que l’édition précédente au Qatar.
  • Les équipes et les supporters vont passer une partie de la compétition dans l’avion entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.
  • Notre journaliste William de Lesseux fait le point sur LCI.

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La Matinale

La compétition la plus polluante de l’histoire. C’est ce qu’avance l’organisation Fossil Free Football, qui rassemble des chercheurs fans de football, désespérés de voir la cause climatique reléguée au second plan. À noter qu’il est estimé que la Coupe du monde qui se déroule depuis le 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada va polluer deux fois plus que la précédente édition tant décriée au Qatar, en 2022.

« Trois pays organisateurs, donc, car le nombre d’équipes a doublé en un peu plus de 30 ans. De 24 équipes en 1994, on est passé à 48 », explique notre journaliste William de Lesseux sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. « Désormais, cela fait donc beaucoup plus de matchs et il faut des infrastructures.« 

Les calculs réalisés indiquent que la Bosnie, l’Autriche et l’île de Curaçao sont les trois équipes les plus polluantes du tournoi en termes de bilan carbone. « Chacune de ces trois sélections va parcourir plus de 10.000 km au total pour cette seule phase de poules », ajoute le journaliste, précisant que cela n’inclut pas les allers-retours depuis les pays d’origine.

Cela représente 120 tonnes de carbone, soit 25 fois le tour de la Terre en voiture ou 13 années d’empreinte carbone d’un Français. Les Bleus n’effectueront quant à eux que 1.500 kilomètres pendant la phase de poules, car ils restent sur la côte Est. Côté supporters, il faut savoir que six millions de billets ont été vendus et qu’ils vont représenter « 88% du bilan carbone total du Mondial 2026 ».

Mael NARPON

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