Un véhicule blindé de la police sur un marché de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno (Nigeria), le 17 mars 2026, au lendemain d’un attentat-suicide.

« Ce à quoi nous sommes confrontés n’est pas un petit défi. » Sous couvert de litote, les mots du président Bola Tinubu, prononcés jeudi 19 mars à Londres à l’issue d’une visite d’Etat de deux jours au Royaume-Uni – la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans –, traduisent l’inquiétude d’Abuja face à l’escalade de la menace terroriste à laquelle le pays le plus peuplé d’Afrique est en proie.

La veille de l’arrivée du chef d’Etat sur le sol de l’ancienne puissance colonisatrice, le centre-ville de la principale localité du nord-est du Nigeria, Maiduguri, a été ciblé par trois attentats-suicides coordonnés. Le bilan officiel de ces explosions kamikazes, déclenchées à la rupture du jeûne sur un marché, dans le quartier de la poste et devant un hôpital universitaire, est de vingt-trois morts et de plus d’une centaine de blessés.

Si ces attaques n’ont pas été revendiquées, leur mode opératoire rappelle celui du Jamaat Ahl Al-Sunnah Lil Dawa Wal Jihad (JAS), l’une des deux factions du groupe djihadiste Boko Haram qui, avec l’organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), multiplient les attaques dans l’Etat de Borno.

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