Avec plus de 35 milliards d’euros de bénéfices cumulés, l’année 2025 a été historique pour les cinq plus grandes banques françaises, qui ont à la fois profité d’une conjoncture favorable et récolté les fruits des efforts des années précédentes. Le résultat net annuel de BNP Paribas a dépassé 12,2 milliards d’euros, celui de la Société générale a atteint 6 milliards et le Crédit mutuel Alliance fédérale annonce 4,2 milliards d’euros. Et ce, malgré 377 millions d’euros de surtaxe d’impôt sur les sociétés. La Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE) se classe juste derrière avec 4,1 milliards d’euros de profits. Le Crédit agricole doit, quant à lui, se contenter d’une progression symbolique (+ 1,3 %) de son résultat, à 8,75 milliards d’euros, principalement en raison des conséquences comptables de sa participation dans le groupe italien Banco BPM.

Tous les acteurs du secteur ont bénéficié, en 2025, d’une conjonction de vents porteurs : les revenus ont progressé dans toutes les principales activités, de la banque de détail à celle d’investissement en passant par la gestion d’actifs. Les marges de crédit aux particuliers et aux entreprises ont poursuivi leur redressement après la remontée des taux d’intérêt, et la volatilité des marchés financiers a dopé les volumes dans la banque d’investissement. Parallèlement, le « coût du risque » – les montants à provisionner pour couvrir d’éventuels défauts de remboursement des crédits – est resté contenu malgré la montée des défaillances d’entreprise.

Les trois groupes cotés, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, peuvent donc continuer de récompenser leurs actionnaires en augmentant leurs dividendes. La Société générale, dont 2025 a confirmé le redressement salué par un bond de 153 % de sa valeur boursière, a, en outre, annoncé des plans de rachats d’actions exceptionnels de 2 milliards d’euros, une autre manière de distribuer des capitaux aux porteurs d’actions. De plus, le groupe de la Défense et BNP Paribas ont revu à la hausse certains de leurs objectifs de rentabilité et de solidité financière, très surveillés par les marchés.

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