Un train de la compagnie Transdev à la gare de Marseille-Saint-Charles, le 23 août 2025.

Selon d’où elle était scrutée, l’arrivée de la concurrence dans les trains français devait forcément aboutir à un miracle ou à une catastrophe. SNCF Voyageurs n’est plus aux commandes des trains entre Marseille et Nice depuis le 29 juin 2025, date à laquelle la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur en a confié, par appel d’offres, l’exploitation à Transdev Rail Sud Inter-Métropoles (TRSI), filiale de l’entreprise franco-allemande Transdev. Un contrat à 800 millions d’euros sur dix ans.

Les trains roulent, n’en déplaise à ceux qui présageaient − espéraient ? − le chaos. Mais contrairement aux prévisions des « zélotes » de la concurrence, l’arrivée d’une entreprise privée n’a pas changé l’eau en vin. Réseau dans un état relatif, incidents divers ou problème d’exploitation : TRSI se heurte aux mêmes difficultés que la SNCF avant elle.

Surtout, le feu social couve dans cette jeune entreprise de 220 salariés accusée par certains d’entre eux d’avoir arraché le contrat à vil prix, à leurs dépens. Un mouvement de grève sur les salaires et les conditions de travail a été évité de justesse, samedi 7 et dimanche 8 février. Mais le préavis court jusqu’au 6 mars, et les salariés entendent maintenir la pression, fait savoir SUD-Rail, le syndicat sorti majoritaire des élections de novembre 2025. « On met en place une première vraie société qui est extérieure au périmètre de l’opérateur historique. On avance. Le dialogue est de bonne qualité, il est équilibré entre les trois syndicats [Sud Rail, CFDT et CGT], et c’est ça qui est essentiel », fait valoir Edouard Hénaut, le directeur général de Transdev France.

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