David Lisnard maire de Cannes à son arrivée pour le bureau politique des Républicains, à Paris, le 24 mars 2026.

En bon amateur de punk, David Lisnard cite toujours The Clash parmi ses groupes de référence. Depuis quelques mois, le maire de Cannes (Alpes-Maritimes) semblait fredonner l’un des tubes des Londoniens : « Should i stay or should i go. » La chanson résume son interrogation au sujet de sa place au sein du parti Les Républicains (LR) : « Dois-je rester ou dois-je partir ? » Le vice-président du parti a presque tranché mercredi matin. « Je pense ne plus rien avoir à faire [chez LR] », a-t-il lâché au micro de BFM TV.

Par « politesse », David Lisnard souhaite l’officialiser auprès de Bruno Retailleau en personne. Le président des Républicains a prévu de le recevoir mardi prochain. Mais la porte paraît déjà claquée. « Même s’il apprécie Bruno Retailleau, je ne vois pas trop ce qui pourrait changer en six jours », avoue Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes et directrice générale de Nouvelle Energie, le parti fondé par David Lisnard en 2014.

Electron aussi libre que libéral chez LR, M.Lisnard cultive depuis des années une certaine distance avec l’appareil du parti. Mardi soir, il avait pris la peine d’assister au bureau politique. Avant même la fin de la réunion, il sortait pour lâcher une déclaration aux allures de préavis de départ : « LR est resté bloqué au XXe siècle. » Celui d’une époque où la droite était assurée de son ticket de présence au second tour de l’élection présidentielle.

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