L’Irak dit être en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz
Le ministre du pétrole irakien, Hayan Abdel Ghani, qui veut relancer les exportations de son pays, ultra-dépendant de sa manne pétrolière, malgré la guerre au Moyen-Orient, a reconnu lundi soir des contacts avec « les autorités compétentes » à Téhéran « afin d’autoriser le passage de quelques pétroliers par le détroit d’Ormuz ».
« Il faut leur communiquer l’identité de ces navires, leur nom, qui en est le propriétaire », a encore déclaré M. Ghani, interrogé par la chaîne de télévision irakienne Al-Sharqiya.
Avant le conflit, l’Irak expédiait son pétrole − quelque 3,5 millions de barils par jour − essentiellement depuis ses infrastructures portuaires de Bassorah dans l’extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d’Ormuz. Mais l’Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l’attaque israélo-américaine lancée le 28 février.
Seule une fraction des navires qui franchissaient auparavant le détroit d’Ormuz arrivent aujourd’hui à traverser cette voie, par laquelle transite en temps normal près de 20 % du brut mondial et près de 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL).

